Stanislas Desjeux

La démarche artistique du photographe de natures mortes Stanislas Desjeux est une invitation à un parcours visuel oscillant entre ombre et lumière. Dans ses photographies, teintes chaudes et textures s’entremêlent pour créer des tableaux organiques, qui, semblables à des mirages, se métamorphosent au fur et à mesure que l'on s'en approche. L’atmosphère paisible qui s’en dégage contraste cependant avec la tension latente de ses compositions, comme un orage d’été sur le point d’éclater.  Plaçant l’objet au coeur de son travail, l’artiste joue avec la matière et les proportions, procurant une sensation tactile et sensorielle à l’observateur. Il explore le potentiel symbolique des choses et laisse le mystère se mêler à l’ordinaire, brouillant ainsi notre perception du familier. Le spectateur est invité à explorer la tension entre réalité visible et monde invisible, et à se questionner sur l'existence, la spiritualité et la relation de l'homme avec la nature.

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Etienne Rougery – Herbaut

La démarche artistique d'Etienne Rougery-Herbaut puise son inspiration dans la poésie enchanteresse d'Agnès Varda et la puissance d’expression de Dorothea Lange. À travers ses portraits, Etienne met en lumière la dignité de chaque sujet photographié. Sa conviction profonde réside dans le fait que nos souvenirs et nos rêves sont des éléments intangibles, nichés au plus profond de notre être tout en nous échappant constamment. C'est cette sensibilité particulière qui guide son regard lorsqu'il observe les individus, cherchant inlassablement à capturer l'empreinte de leur existence. La photographie devient ainsi son instrument privilégié pour extraire les émotions les plus profondes, les expériences les plus intimes, dissimulées derrière les regards de ses sujets. Chaque cliché est une quête méticuleuse pour figer ces moments fugaces, ces fragments d'humanité qui se cachent derrière les yeux de ceux qu'il photographie.

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Jo Pesendorfer

La photographe Jo Pesendorfer manipule la lumière avec une grande précision, et confère ainsi une profondeur et une texture particulières aux décors qu’elle choisit. Ses images transcendent la simple représentation visuelle pour évoquer des émotions et des sensations. En capturant des moments éphémères, Pesendorfer parvient à figer des instants de grâce et de beauté qui semblent suspendus dans le temps. Ces moments fragiles sont présentés avec une sensibilité qui invite le spectateur à contempler la beauté fragile de l'instant présent et à méditer sur sa propre relation avec le passage du temps.

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Edouard Brane

Edouard Brane se revendique comme un photographe du théâtre de la vie et de la providence. Sensible à la spontanéité, il saisit l’élan fugace de ce qu’il nomme « la nostalgie du temps présent». Humaniste, il capture les êtres sous toutes leurs formes, sans artifice, ni trucage pour dévoiler toute la palette d’émotions de la vie. Fasciné par le corps qui se transforme au fil des ans, il aime en scruter certains détails pour témoigner du temps qui passe. En explorant des territoires souvent méconnus, il dévoile la magie des Arts, de la musique au théâtre, de la danse au cinéma. Pour lui, ces différents mondes reflètent avec éloquence et justesse notre quotidien. Qu'il se trouve devant la scène ou dans les coulisses, avec une curiosité malicieuse, Edouard Brane nous livre un témoignage vibrant de son époque.

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Marianne Barthélémy

Dans son travail pluridisciplinaire, à la fois documentaire et récit, Marianne scénarise le réel. Elle fixe des gestes dans un moment de grâce, capture les lumières rasantes qui révèlent autant qu’elles cachent, et, ce faisant, convoque l’intériorité de ceux et celles qu’elle photographie. Les images deviennent les témoins pudiques d’un univers de l’intime poétique, dans lequel le spectateur croit se reconnaitre. C’est avec un regard attentif que, de projets en projets, entre la profondeur et la légèreté, la joie et la violence, elle développe la thématique du lien. De son enfance aux Etats-Unis, Marianne a gardé une grande sensibilité à l’œuvre des peintres réalistes américains, notamment Hopper et Wyeth, ainsi qu’à la littérature d’autofiction (non-fiction) d’autrices comme Mary Karr et Joan Didion. On retrouve dans ses photographies, ainsi que dans son utilisation du texte et du témoignage, la subjectivité revendiquée du réel, caractéristique de ces influences. Marianne assemble images fixes, mots, et sons, dans des diaporamas sonores. C’est un cinéma rudimentaire, où les photographies s’imbriquent pour faire séquence, où l’on entend des voix, des musiques et des bruits. Embarqué par la succession d’images et l’ambiance sonore, le spectateur a l’impression de rentrer dans la photographie.

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Charlotte Cohen

Photographe de mode, Charlotte Cohen puise son inspiration dans les tendances rétro des années  60-70 pour créer son propre univers. Les couleurs pastel et les textures douces sont souvent mises en avant dans ses séries, donnant à ses images une atmosphère délicate. Charlotte aime jouer avec le clair obscur et travailler ses angles, ce qui donne une ambiance intimiste à ses séries artistiques et met en avant la beauté naturelle et les expressions des enfants. Le choix minutieux des décors soutient les histoires qu’elle souhaite raconter. Les images de Charlotte sont à la fois esthétiques et narratives, capturant des moments de vie des enfants avec sensibilité, modernité et poésie.

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Piergab

La photographie est pour Piergab un prétexte, un hasard heureux qui lui offre l'opportunité de faire un pas privilégié vers ce qui l'anime en réalité : la rencontre avec l'autre. Son travail est le reflet de ce goût pour l'humain, et le portrait est naturellement devenu son terrain de jeu favori. Il aime retranscrire avec simplicité les émotions, sans artifice, le plus souvent dans un décor existant, en lumière douce et naturelle - ou du moins en apparence. En recréant des scènes de vie, il cherche à en révéler à la fois la beauté et la légèreté, mais aussi parfois la mélancolie.  En couleur, en jouant sur la profondeur de champ, pour un résultat vivant et authentique.

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